(Les Versants) Pour la pérennité de Minta

La présidente de Minta, Gisèle Prévost, lors de l’inauguration de l’oeuvre commémorant le 50e anniversaire de l’organisme. (Photo : Frank Jr Rodi)

POUR LA PÉRENNITÉ DE MINTA

Les Versants | Frank Rodi

L’œuvre commémorative en forme de globe terrestre, moyen de sensibilisation qui souligne le 50e anniversaire de Minta, a été officiellement inaugurée à Saint-Bruno-de-Montarville ce lundi 14 septembre, devant une centaine d’invités.

Parmi eux, la ministre de la Culture et des Communications et députée de Montarville, Nathalie Roy, le cofondateur de Minta, René Didier, de même que l’artiste qui a conçu l’œuvre, Jim Couture.

La présidente de Minta, Gisèle Prévost, a profité de l’occasion pour annoncer le dévoilement d’une plaque commémorative sur laquelle un texte explique l’œuvre de Jim Couture. Les différents partenaires et donateurs, qui ont permis la création de ce globe, sont aussi notés sur le panneau qui a été dévoilé par Nathalie Roy et René Didier.

Au micro, René Didier a souligné qu’il était « bouleversé d’avoir été invité » à ce rendez-vous. C’est le 14 septembre 1969, la première fois, qu’il a rencontré celui qui allait devenir le cofondateur de Minta, le curé Lucien Foucreault, lors d’une messe en l’église de Saint-Bruno. « Le curé Lucien Foucreault était un passionné de l’aide aux pauvres, et un passionné de l’aide au développement. Il conviait les gens à lui soumettre des idées », raconte René Didier, qui a soumis son projet pour venir en aide à un village du Cameroun, Minta. « Lucien Foucreault avait cette capacité de mobiliser quantité de gens. Minta a réussi grâce à l’énergie et la capacité de mobilisation de cet homme. De Saint-Bruno, Minta s’est ensuite essaimé en Afrique, en Amérique latine, en Asie… », raconte un René Didier ému.

D’ailleurs, la ministre Nathalie Roy a rappelé que M. Didier avait été la bougie d’allumage de Minta. « Votre héritage est bien vivant, M. Didier. Minta représente la solidarité à travers les peuples. Cette solidarité, on la vit actuellement avec la pandémie; nous sommes de plus en plus liés les uns aux autres. Je regarde cette œuvre, ce petit globe. Notre planète est de plus en plus petite. Minta, c’est 50 ans d’amour pour tous les peuples », de mentionner Nathalie Roy.

De son côté, le président d’honneur de Minta, l’éditeur des Versants du Mont-Bruno Philippe Clair, a constaté l’emplacement de la sculpture commémorative. « Bravo à l’artiste, Jim Couture, pour son travail. Je trouve que l’œuvre est très bien située sur le terrain de la fabrique. »

Implanter un monument commémoratif sur un site, c’est aussi une façon d’offrir une visibilité à l’organisme d’aide humanitaire qu’est Minta afin de susciter une relève au sein du comité. Le choix de cet endroit ne s’est pas fait sans difficulté par contre : l’entrée de la ville par le carrefour giratoire, la bibliothèque municipale, le Vieux Presbytère ou le lac du Village puis, devant l’École De Montarville, ont été proposés. Finalement, l’emplacement choisi se situe sur le terrain de la fabrique.

Rappelons que l’objectif de la mise en place d’une telle structure est de démontrer, 365 jours par année, aux concitoyens des deux villes membres de la communauté chrétienne de Saint-Bruno et de Saint-Basile, « l’importance de ce fait : nous sommes tous frères et sœurs, et ce, peu importe le lieu de notre naissance », selon Bruno Goulet, membre bénévole de l’organisme.

Le financement de ce projet a été assuré à 100 % par des dons voués à cette fin. La collaboration de différents partenaires et de généreux donateurs, dont la ministre de la Culture, Nathalie Roy, la Caisse Desjardins du Mont-Saint-Bruno, les Frères Saint-Gabriel ainsi que « plusieurs amis de Minta », dont Les Versants du Mont-Bruno, aura permis la réalisation de ce projet.