Déclaration de François Legault au sujet du référendum en Écosse

LEGAULT

Déclaration de François Legault au sujet du référendum en Écosse

(Québec, le 19 septembre 2014 ) – Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a commenté aujourd’hui par le biais de la déclaration suivante, les résultats du référendum tenu en Écosse hier :

Les leçons du référendum écossais

Comme le Québec et le Canada, l’Écosse et la Grande-Bretagne partagent une longue histoire. Et, comme la nôtre, cette histoire n’est pas simple.

Deux choses sont cependant claires, pour les Écossais comme pour les Québécois. Premièrement, la différence nationale est une réalité incontestable. Le Québec et l’Écosse forment des nations dans le sens le plus fort du terme. Cette réalité ne saurait être niée. Elle doit être reconnue, affirmée et respectée. Deuxièmement, l’indépendance n’est pas une religion. On peut être fiers de ses origines, avoir à cœur le développement de son peuple, et préférer d’autres voies d’affirmation politique que l’indépendance.

Le Non des Écossais

Les résultats du référendum écossais sont tombés. Après une campagne passionnante, où les deux camps ont pu s’exprimer dans un climat de respect démocratique, les Écossais ont tranché en faveur du maintien de l’union avec le Royaume-Uni.

La tenue du référendum en Écosse est d’abord une victoire pour la démocratie. Il faut saluer la forte participation des Écossais à cette consultation et le civisme avec lequel s’est déroulé la campagne référendaire.

Cela dit, les Écossais ont choisi de faire progresser leur nation à l’intérieur d’un ensemble plus vaste, le Royaume-Uni. Ce pari, c’est aussi celui que les Québécois ont fait. Mais pour que cela fonctionne, il faut jouer le jeu et tirer le meilleur parti de notre appartenance au pays auquel les Québécois ont librement choisi d’appartenir. C’est ce que les Écossais semblent vouloir faire. C’est ce que nous devons faire aussi.

Pays réel et pays imaginaire

L’indépendance est une idée noble. Elle doit être respectée. De grands Québécois se sont mobilisés pour la défendre au fil de notre histoire. Mais le danger des idées, à force d’être martelées, est de faire disparaître le pays réel derrière le pays imaginaire, de verser dans l’obsession, l’acharnement à tenir des référendums, au mépris de la volonté populaire, de ce que dit la réalité du monde d’aujourd’hui.

Le 7 avril dernier, des élections ont eu lieu. Elles ont été dévastatrices pour le projet d’indépendance porté par le Parti québécois. À cette occasion, les Québécois ont clairement dit qu’ils ne voulaient plus opposer le pays imaginaire au pays réel et qu’ils voulaient en finir avec l’acharnement du PQ à tenir un autre référendum.

La Coalition Avenir Québec les a compris. Entre les libéraux qui utilisent la menace référendaire pour obtenir le pouvoir, et les péquistes, débranchés de la réalité actuelle des Québécois au point de s’entre-déchirer encore autour de leur article 1, le pays réel étouffe. Il a besoin d’air. Il se cherche une voix.

Mon nationalisme n’est pas un mystère. C’est un nationalisme pragmatique et rassembleur. Je crois qu’il est possible de se tendre la main par-delà nos divisions et de s’unir pour construire un Québec plus fort et plus fier. J’invite tous les Québécois à assumer sans complexe leur identité dans un projet tourné vers l’avenir.

François Legault
Chef, Coalition Avenir Québec

Auteur : Nathalie Roy

Députée de Montarville à l'Assemblée nationale du Québec