(Communiqué) Négociations dans le secteur public: la CAQ et Nathalie Roy demandent de l’aide pour les enfants autistes.

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Négociations dans le secteur public: la CAQ et Nathalie Roy demandent de l’aide pour les enfants autistes.

(BOUCHERVILLE, 7 janvier 2016) – La députée de Montarville Nathalie Roy joint sa voix à celle de son collègue député de Chambly, Jean-François Roberge, afin de demander au gouvernement de s’engager à aider davantage les enfants aux prises avec un TDAH. À la fin de la dernière session parlementaire, le porte-parole de la CAQ en matière d’éducation a fait trois demandes bien précises au gouvernement afin d’améliorer le cheminement des enfants autistes et vivant avec un TDAH dans le système d’éducation québécois. Il est à noter que les ententes de principes conclues avant les Fêtes ne tiennent pour l’instant aucunement compte des besoins pour ces enfants. Jean-François Roberge était accompagné pour l’occasion d’une représentante d’Autisme Québec et de trois mères d’enfants autistes et TDAH.

Les demandes de la CAQ sont :

– Qu’une stabilité des intervenants soit assurée auprès des enfants EHDAA et autistes;
– Que le gouvernement affecte davantage de ressources pour les enfants EHDAA et autistes;
– Que le ministre s’assure que le personnel qui intervient auprès des enfants EHDAA et autistes acquièrent rapidement la formation nécessaire pour le faire.

Nathalie Roy souligne que selon une étude de la Direction de la Santé publique publiée en 2014, c’est en Montérégie et à Laval qu’on trouve la plus grande prévalence de TSA (troubles du spectre de l’autisme) au Québec. «Le message que ce gouvernement envoie aux parents d’enfants aux prises avec un TDAH est inquiétant», dit la députée de Montarville. «Des organismes comme le Centre répit aux Quatre Poches et Autisme Montérégie font des miracles. Mais notre système d’éducation doit avoir les moyens d’offrir des services à nos enfants les plus vulnérables!»

Par ailleurs, depuis le début des années 2000, le nombre d’enfants EHDAA, qui inclut diverses problématiques comme les handicaps, le trouble du spectre de l’autisme, les troubles psychologiques et trouble du déficit de l’attention, est en forte hausse. Les coupures libérales en éducation font maintenant en sorte que beaucoup de ces enfants
n’ont malheureusement pas accès aux services dont ils ont besoin, mettant ainsi en péril leurs chances de réussite scolaire. «Cette année seulement, on compte 250 professionnels de moins dans le réseau. Ce sont les élèves les plus vulnérables qui écopent. Pourtant, les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage doivent recevoir les meilleurs services possibles pour assurer le plein potentiel dans leur développement », ajoute Jean-François Roberge.

Des demandes qui trouvent écho

Les demandes de la CAQ trouvent d’ailleurs écho chez plusieurs personnes concernées. Autisme Québec, par la voix de sa représentante Marie-Joëlle Langevin, a tenu à appuyer et remercier la CAQ pour l’opportunité d’interpeller ainsi le gouvernement. «Nous souhaitons que l’importance des besoins soit entendue. Les compressions d’aujourd’hui risquent de coûter très cher dans le futur », a-t-elle déclaré.

Annick Frégeau a voulu, par ailleurs, remercier les acteurs du monde de l’éducation pour leur dévouement, malgré les conditions budgétaires difficiles : « Au sein de l’école, j’ai croisé des hommes et des femmes de coeur qui, comme moi, se donnent autant pour le bien et la réussite des petits. On a beau leur couper leur budget, leur personnel et leurs ressources, mais soyez assuré, Monsieur Blais, que la volonté que nous avons, nous les parents et les acteurs du milieu scolaire, d’aider et de propulser nos enfants vers de plus hauts sommets, personne ne pourra ne nous couper cela », a-t-elle affirmé.

Martine Boudreault, de son côté, a expliqué le parcours plutôt difficile de sa fillette de 9 ans qui a dû changer à trois reprises d’école en seulement quatre ans de scolarité. «À chaque fois, c’est l’adaptation qui perturbe un quotidien déjà bien exigeant pour ma fille et notre famille. Il ne s’agit pas d’accuser personne, mais de mettre en évidence un fait : plusieurs intervenants ont des connaissances et des compétences insuffisantes pour bien accompagner nos enfants», a-t-elle tenu à dénoncer.

Finalement, Brigitte Dubé a voulu témoigner des bienfaits que peuvent apporter des mesures spécialisées pour les enfants autistes et la création de classes adaptées pour ces enfants. «La création de cette classe représenta alors pour mon fils le début d’une stabilité du personnel, mais aussi d’un personnel qui était formé adéquatement en autisme. Et qui, donc, pouvait répondre aux besoins des élèves», a-t-elle expliqué.

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Source :
Bureau de circonscription de la députée de Montarville
Alexandre Lahaie, attaché de presse
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