COMMUNIQUÉ: Accommodements religieux: La Coalition Avenir Québec propose une approche responsable et équilibrée

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Accommodements religieux: La Coalition Avenir Québec propose une approche responsable et équilibrée

(Québec, le 26 août 2013) Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, et la porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de culture et députée de Montarville, Nathalie Roy, ont dévoilé lundi la position de la Coalition Avenir Québec sur la question des accommodements religieux. « Nous voulons présenter aux Québécois une proposition responsable, équilibrée et respectueuse des intérêts et des aspirations de tous les Québécois. Nous croyons qu’elle comporte tous les éléments nécessaires pour rallier une grande majorité de Québécois qui aspirent à vivre ensemble, tout en assurant le rayonnement de la culture et du patrimoine de la majorité et les atouts d’une société ouverte et diversifiée en Amérique du Nord », a déclaré M. Legault.

 Neutralité de l’État québécois

 Le chef de la Coalition a énuméré un certain nombre de propositions de nature à garantir la neutralité de l’État.

 Il a annoncé que sa formation politique était en faveur des recommandations de la commission Bouchard-Taylor (BT) visant à interdire le port des signes religieux par les personnes personnifiant l’autorité de l’État, tels, par exemple, les juges, policiers et autres agents de la paix. À cette liste, la Coalition ajoutera les directeurs d’écoles et les enseignants au primaire et du secondaire dans le réseau public d’éducation, en raison de la position d’autorité qu’ils détiennent auprès d’élèves tenus de fréquenter l’école. Cette disposition n’était pas prévue dans le rapport de la Commission BT.

 M. Legault a précisé que « les postes pour lesquels nous voulons restreindre le port de signes religieux sont limités mais concernent spécifiquement les employés de l’État en position d’autorité. En raison des pouvoirs et responsabilités importants conférés à ces personnes, il est nécessaire d’assurer la perception et la réalité de la neutralité et de la crédibilité de ces fonctions auprès de la population. Pour nous, le métier d’enseignant ou de directeur au primaire et au secondaire répond aussi à ce critère », a expliqué François Legault.

La Coalition Avenir Québec prône aussi l’établissement d’une Charte de la laïcité, question de clarifier les droits et obligations de chacun en établissant de balises claires qui ont fait cruellement défaut ces dernières années.

Le chef de la Coalition a également souligné que les services de l’État du Québec seront rendus, et devront être reçus, à visage découvert, pour des raisons d’identification et de sécurité.

 Égalité entre les femmes et les hommes

Une des principales illustrations d’une volonté et d’une adhésion des Québécois à une valeur commune profonde est celle portant sur l’égalité entre les hommes et les femmes. À l’heure actuelle, le droit à la liberté de religion est reconnu dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne au même titre que le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes.  Il peut arriver que ces deux droits entrent en conflit.  Le principe inaliénable de l’égalité entre les hommes et les femmes devra toujours éclairer les tribunaux dans les cas de demandes d’accommodements religieux. « Pour la Coalition Avenir Québec, le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes doit être respecté en tout temps lorsqu’ un  accommodement religieux est permis  », a déclaré François Legault.

 Respect du patrimoine du Québec

Pour la Coalition Avenir Québec, garantir la neutralité de l’État n’est pas incompatible avec le respect du patrimoine religieux et culturel du Québec.

«La présence du crucifix à l’Assemblée nationale ou de certains éléments à connotation religieuse dans des lieux publics, comme les hôtels de ville, ne sera pas affectée par les mesures que nous proposons. Ces objets s’y retrouvent parfois depuis plusieurs décennies et font partie de l’histoire du Québec et de sa culture matérielle. Les symboles traditionnels portant sur des fêtes comme Noël et Pâques font eux aussi partie intégrante de la culture matérielle québécoise. On ne peut les interdire sous prétexte qu’ils comportent une connotation religieuse », a déclaré Nathalie Roy.

 Le temps de passer à l’action

Le chef de la Coalition Avenir Québec a ajouté que les Québécois étaient fin prêts pour encadrer les demandes d’accommodements religieux pour le bénéfice de tous. Il a réclamé du gouvernement péquiste qu’il dépose rapidement un projet de loi sur la question. « Le Québec a assez débattu, il faut passer à l’action.  L’Assemblée nationale pourra de toute façon tenir des consultations dans le cadre de l’étude d’un projet de loi », a rappelé pour sa part la députée de Montarville.

« Nos propositions sont équilibrées et basées sur des principes qui sont largement partagés par les Québécois. Nous n’avons pas vu le projet final du gouvernement et nous pourrons le commenter officiellement en temps et lieux. Entretemps, nous avons préparé notre proposition de longue haleine et nous croyons qu’il recueillera un large consensus qui devrait inspirer le gouvernement dans ses orientations. Nous souhaitons faire ce débat dans le calme, la sérénité et le respect mutuel  pour le bien du Québec et des Québécois », a conclu M. Legault.

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Source :
Guillaume Simard-Leduc
Attaché de presse
Aile parlementaire de la Coalition Avenir Québec
581-888-3946
gsleduc@assnat.qc.ca

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Auteur : Nathalie Roy

Députée de Montarville à l'Assemblée nationale du Québec